On entend souvent parler d'écologie comme étant une mode. Pourtant, devrions-nous arrêter de faire des efforts lorsque ce ne sera plus dans le coup ? Bien sûr que non, même si on constate que le sujet fait vendre actuellement, comme le montre Le Syndrome du Titanic.
Habituellement, lorsque je critique un film, je le visionne préalablement. Cela paraît évident, mais fort est de constater que bon nombres de personnes parlent de choses qui ne connaissent pas. De ce fait, je ne critiquerais pas moi-même le film de Nicolas Hulot, mais pour en parler, je laisse la parole, ou plutôt le clavier, à Jérémy, une connaissance de longue date. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il ne mâche pas ses mots.
« Avant d'entamer cette critique, je tiens à préciser qu'avant ce film, j'appréciais Nicolas Hulot. Après l'avoir vu il n'en est rien. Ce pseudo documentaire n'est rien. Ce film, en admettant qu'on puisse l'appeler comme ça, est tout bonnement ridicule.
Nicolas Hulot, imbus de sa personne ne sait que parler de lui. Pendant une heure et demie (de souffrance), des "moi je..." à longueur de temps vous feront croire que ce qui arrive à la Terre est de votre faute, MAIS SURTOUT PAS AUSSI DE LA SIENNE. Cet homme ose se prétendre écologiste, alors même qu'il est le premier à utiliser les technologies actuelles (voitures, avions, télévision...).
Comment ose-t-il être un donneur de leçons alors que lui même ne joue pas le "jeu" ??? Comment ose-t-il critiquer le système capitaliste qui selon lui n'a aucun avantage (et est responsable du désastre de notre Terre) alors qu'il fait payer l'entrée de son film ? Comment peut-il critiquer un système duquel, finalement, il profite ? Comment peut-il se justifier en déclarant que l'argent récolté servira à des causes humanitaires ?
Il faut en effet savoir qu'aucun euro ne sera reversé temps que le film ne sera pas rentabilisé et seulement à ce moment là, on reparlera de la re-distribution... Ce film n'apporte rien... Il ne fait que présenter une réalité qui nous est déjà présentée simplement en allumant la TV. Aucune solution, après avoir vu ce film, on vous rend coupable et vous n'avez pas envie de changer de comportements... tout simplement parce qu'on vous dit que c'est trop tard !
Le pire est le sujet lui-même : le film se veut écologique. Or, au bout de 40 minutes de film, alors que Nicolas Hulot ne fait que "broder" depuis le début, le narrateur change complètement de sujets pour s'intéresser, tenez-vous bien... aux no-life !
Aucun rapport et aucune transition comme il n'y en aura pas cinq minutes avant la fin pour revenir à l'écologie. Un film à jeter à la poubelle comme son narrateur, décidément, très mal placé pour aborder un tel sujet... Lamentable ! ».
Vous l'aurez compris, l'auteur de cette critique n'a guère apprécié ce film. Pour ma part, j'aimerais juste revenir sur ce phénomène. Depuis quelques temps, on ne cesse de nous noyer de documentaires et de films pour nous montrer les conneries que nous avons pu causer sur notre planète.
Je ne dis pas qu'il ne faut pas en faire, bien au contraire. D'ailleurs, je pense qu'il est important de montrer la réalité de notre monde, en faisant voir des lieux dont on peut ignorer l'existence. Ce que je ne supporte pas par contre, c'est qu'une partie de ses réalisations ne cesse de nous culpabiliser. Certes, il faut qu'on se rend compte de nos erreurs, mais ce n'est pas en répétant continuellement à quelqu'un que ce qu'il fait n'est pas bien qu'il changera, tout simplement parce qu'il ne sait pas quoi faire pour s'améliorer la plupart du temps.
Le plus drôle et le plus honteux, c'est que la plupart des gens qui osent se mettre au-dessus des autres ne sont pas ceux qui agissent nécessairement le plus. Pour ma part, les personnes qui contribuent réellement à l'écologie sont ce que j'appellerai la "minorité silencieuse", c'est-à-dire toutes les personnes qui font d'immenses efforts pour changer les choses, sans pour autant chercher à alerter la presse pour montrer qu'ils ont des toilettes biologiques. Je pense également que le plus petit geste est déjà très important, que ce soit éteindre la veilleuse de sa télévision ou de prendre un gobelet pour se laver les dents par exemple.
De plus, il faut arrêter de pointer du doigt la population, qui fait sans doute pas mal d'efforts dans l'ensemble. Le problème est que ce sont ceux ayant du pouvoir qui pourraient agir de façon plus radicale pour l'écologie, mais leurs réactions tardent. Aujourd'hui, si des choses sont faites, c'est tout simplement parce que l'écologie est devenue populaire auprès du public, qui se rend enfin compte que la Terre est malade. Est-ce trop tard pour la soigner ? Quoi qu'il en sot, si le pire devait arriver, nous l'aurons bien mérité.